La Dérision du Christ chez des maîtres allemands de la Renaissance – De l’absolu à la banalité du mal

Marianne Bournet-Bacot

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Résumé :

L’imagerie chrétienne montre le mal absolu dans les tortures de la Passion, mais elle dénonce aussi un mal plus insidieux et plus répandu en chacun, comme envie, moquerie, menace, insulte, mépris. La représentation de ce mal courant trouve une occasion dans l’épisode de la Dérision du Christ, que les Allemands des XVe et XVIe siècles ont particulièrement représenté. Les gestes en suspens, les faciès déformés, l’équilibre instable de la composition dénoncent ce mal avant le mal, le mal intérieur de chacun, qui ne se laisse pas aller au pire, mais qui peut basculer dans le crime.

Mots-clés : Banalité, carnaval, Christ, dérision, désordre, diabolique, difforme, mal, outrage, rire.

Présentation de l’auteur :

Marianne Bournet-Bacot est docteur en Histoire de l’art, chercheuse associée au TRAME. Elle étudie l’art allemand médiéval et moderne, sur lequel elle a publié plusieurs articles. Les principaux résultats de sa thèse viennent d’être édités, en décembre 2014, aux PUR sous le titre : Le portrait de couple en Allemagne à la Renaissance, d’un genre au genre. Elle a enseigné à Lille IIICharles de Gaulle et à Amiens Picardie-Jules Verne, où elle est chargée de cours. On peut se faire une idée plus précise de son travail en consultant son blog : www.mariannebournet.com

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